Hommage personnel à un homme qui ne se prenait pas au sérieux... Les jeux allégoriques de la vie, de la guerre et ses représentations, la démocratie ou l'armée des aristos?
Au jeu de dames toutes les pièces sont égales. Elles sont réparties sur une seule couleur de case. Elles se déplacent de la même manière. Toujours vers l’avant et en diagonale. Elles prennent vers l’avant et vers l’arrière, en sautant, sans prendre la place de la pièce prise. La méthode est de tendre des pièges à l’adversaire. Touchant le bord adverse, elles mutent en dame, acquérant une puissance liée à la multiplication des aptitudes à se déplacer, toujours en diagonale. Le but est de détruire l’adversaire, toutes ses pièces. Elles portent le modeste nom de « pion ». Les mathématiques, le calcul pur, les nombres régissent le jeu. Les problèmes de maths ont leur équivalence, les problèmes de jeu de dames, on le pose car on sait qu’il y a une solution. Le jeu de dames est une allégorie de la guerre populaire. C'est une guerre des grecs anciens.Des citoyens-soldats égaux dans la guerre, l'invention de la démocratie, dans la vie, dans la bataille et dans la mort.
Aux échecs, les pions sont de modestes soldats, condamnés à toujours avancer en droite ligne, case par case sauf au premier pas, à prendre ou à mourir comme aux dames, ils ne peuvent attaquer qu'en diagonale. S'ils parviennent indemnes à la ligne adverse, ils se métamorphosent en toute pièce désirée (une reine en général). La tour est solide, elle avance en équerre. C’est elle qui borde le jeu, allégorie de l’espace d’un château où se déroule le combat : l’échiquier. Le fou se déplace en diagonale, c’est un franc-tireur qui biaise et attaque de côté. Le cavalier est le seul à pouvoir sauter d’autres pièces. Deux pas droits et un sur le côté, à l’équerre. La reine est une guerrière, elle est un fou et une tour. Le roi est un gros balourd, se mouvant péniblement de case en case. C'est sa seule mort qui signe la fin, quelque soit le nombre de pièces qui lui reste et le gagnant doit la clamer "mat" qui vient du persan. On prend en prenant la place de l’autre. On ne se soucie pas de la couleur des cases (sauf pour ce fou de fou). C’est un jeu de stratégie, un excellent joueur ne voit pas au-delà de quelques coups, contrairement au jeu de dames où quelques-uns peuvent trouver des solutions à plus de 50 coups de distance. Les échecs sont une guerre d'aristocrates. C'est le jeu des princes indiens raffinés.
Alors, la bataille des calculs et de l'intelligence ou celles des brillants tacticiens... à vous de choisir. Deux jeux merveilleux.
Jeu de Dames, Jeu d'Echecs, allégories de la guerre
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