La tour de Babel à Babylone, Bab et Mardouk, la tour du grand dieu Mardouk et de son fils, dieu de la médecine.
On connait la médecine égyptienne par 4 manuscrits. Le plus volumineux dit papyrus de Berlin était destiné à des médecins qui exerçaient déjà, une sorte de dictionnaire pratique. Le célèbre « papyrus Ebers » est une encyclopédie qui contient d’autres sciences dont les mathématiques. Dans ce papyrus de façon étonnante pour des gens qui disséquaient tous les jours pour momifier les savoirs en anatomie étaient très basiques et faux pour beaucoup. Mais il montre la démarche scientifique des égyptiens, un diagnostic avant de traiter. Le diagnostic est souvent exact, les traitements tantôt scientifiques, parfois très primitifs et souvent magiques. Ainsi pour la méningite, le diagnostic est fait sur céphalées, nuque raide, fièvre et vomissements mais pour traitement ils proposent des huiles corporelles et du fard !
Le 3ème papyrus dit « papyrus Hearst » est en Californie, il reprend et développe le papyrus Ebers. Mais il existe un 4ème papyrus, mystérieusement gardé, et même caché aux yeux des chercheurs, à New-York, pendant des décennies, le papyrus «Edwin Smith». C’est un livre médical moderne et non plus une accumulation de recettes. Il est organisé, commençant par la tête puis descend aux membres. Pour chaque maladie, il reprend le même plan : nom de la lésion ou de la maladie, les signes, les traitements et le pronostic.
Dans certains domaines l’Egypte fut une terre d’innovation. Ainsi, dès l’ancien empire, on pratiquait la chirurgie de la cataracte au moyen d’un bistouri, cataracte comme celles du Nil. On trépanait pour évacuer les hématomes intracrâniens. On répertoriait les plantes utiles et on appréciait les médicaments venus d’ailleurs : on mentionne un onguent oculaire découvert par « un sémite de Byblos ». La Mésopotamie et la Phénicie étaient comme l’Amérique pour nous : les patients le disent « En Amérique ils ont un nouveau médicament ».
Les sumériens étaient considérés par les égyptiens comme des maîtres en médecine. Ils influencèrent les grecs autant sinon plus que les égyptiens. Leur médecine a évolué, pragmatique à ses débuts, quand elle se complexifie elle finit par faire la part belle à la magie. Les premiers écrits sur la médecine remontent au code d'Hammourabi au 18ème siècle av. J.-C. Il définit les honoraires conventionnés et les sanctions en cas de faute professionnelle. La bibliothèque médicale d’Assurbanipal au 7ème siècle av. J.-C. montre que la médecine a ses écoles et ses références.
Le caducée ? Un symbole sumérien ! Les serpents entrelacés autour d’un bâton symbole de la médecine, est l’emblème du dieu « Inkishzidda ».
Le grand dieu Ea, transmet le savoir médical aux humains via son fils Asalluhi, puis à Marduk, autre fils d'Ea.
La ziggurat É.TEMEN.AN.KI, « Maison-fondement du Ciel et de la Terre », s’élevait à 90 m de haut, et comprenait sept étages. Elle est passée à la postérité sous le nom de Tour de Babel. Son temple du sommet était dédié aux dieux Marduk, sa femme et leur fils Nabû, dieu de la médecine. La Tour de Babel est donc la tour du Dieu des médecins !
