Mesurer l’intelligence ? Le quotient intellectuel ou QI, est le résultat d'un test. Le QI est mesuré par un psychologue. Le QI est la star des tests. La scolarité obligatoire est instaurée en France en 1882 et de façon pragmatique, pratique et humaniste les responsable de l’éducation publique se heurtent à un problème : comment différentier parmi les enfants issu du monde ouvrier et paysan, réputé inculte, ceux qui sont définitivement arriérés de ceux qui peuvent grandir grâce à l’instruction voire détecter les génies en herbe parmi les herbes folles ? Créé à l’aube du XXème siècle pour dépister les élèves en difficulté et leur faire bénéficier d'un soutien, le test de QI sera très vite dévoyé à des fins élitistes pour détecter les enfants qu’on nommera « les sur-doués » avant que la Novlangue nous trouve des termes compliqués mais politiquement corrects. Ainsi on a dit EIP ou enfant intellectuellement précoce puis HP « qui imprime vite » ou Haut Potentiel.
Le test du QI n’est pas né du néant et il a eu des suivants…
Mais le QI n’est pas l’Unique ! Des chercheurs s’intéressent à la mesure de l’intelligence dès la fin du XIXe siècle. Francis Galton invente une méthode très avancée mais pas un test utilisable en pratique courante. Le but de ses travaux était de montrer que l’intelligence s'hérite et d’en tirer des déductions pour l’amélioration de l’espèce humaine par la sélection, une méthode inspirée de son cousin : Darwin. Il publie son livre, sa thèse devrait-on dire, sous un titre qui est déjà une conclusion L’intelligence héréditaire. Et, dans la foulée, il invente le mot eugénisme. Accessoirement, c’est aussi lui qui donne à la police « les empreintes digitales ».