Pour les peintres la Confrérie de Saint-Luc avait le contrôle de l’exercice du métier.
Pour la controler la première Académie d’artistes, modèle de toutes les autres, est l’Accademia del disegno, fondée à Florence par Vasari en 1562 sur ordre de son Prince, Cosme 1er, pour créer un art d’État, qui lui serait exclusivement dévoué. A Rome la Guilde de Saint-Luc est aussi transformée en Académie en 1577.
La confrérie de St Luc ne disparait pas, elle continue plus ou moins en secret et croit pouvoir s’opposer en 1646 au roi et à la cour, qui multiplient les « brevetaires », artistes protégés qui se trouvent ainsi exemptés des obligations et des redevances dues, selon la tradition, aux corps de métiers. Loin de renoncer à la distribution de ces privilèges, le roi l’institutionnalise en fondant un corps indépendant d’artistes, qu’il libère ainsi des anciennes corporations, mais qu’il aliène aussi à la monarchie, distribuant titres, logement, commandes et pensions.
Moins connu cette Sté associait aussi des médecins qui disséquaient et l'anatomie était la charnière entre artistes et science médicale.
De Vinci disséquait, Michelange observait. Regardez bien le drapé derrière D., c'est la coupe verticale précise du cerveau avec ses artères.