Overblog Tous les blogs Top blogs Beauté, Santé & Remise en forme Tous les blogs Beauté, Santé & Remise en forme
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le blog de neurologie.over-blog.fr

Le blog de neurologie.over-blog.fr

pour amateur de cerveau et de nerfs sans se creuser les méninges. Les maladies neurologiques, SEP, sclérose en plaques, AVC; epilepsie, malaise, tremblements, etudes de medecine, Hippocrate, chirurgie, migraine, Parkinson, Alzheimer, mémoire, dyslexie, syncope, canal carpien, nerfs


le rêve, le songe, la nuit

Publié par hypnos sur 1 Septembre 2014, 20:49pm

Le rêve, mode d’emploi.

Foin de la poésie, le rêve se manifeste pendant la phase dite de sommeil paradoxal, il prend probablement son origine dans le tronc cérébral, le locus coeruleus, qui va activer diverses zones des lobes frontaux et temporaux dans un désordre apparent qui est un chaos organisé.

Chez les Aborigènes d’Australie le Temps du Rêve est un « temps sans fin », celui de la création du monde et de la création perpétuelle. Dans l’épopée de Gilgamesh ou la Thora le songe est le moyen des révélations divines. Chez les grecs, pendant le sommeil, on dérivait sur les ailes de Morphée le dieu des songes toujours qualifiés de prophétiques, Morphée tenant dans une main un miroir et dans l’autre le pavot, la drogue des hallucinations. Le rêve parle dans la langue des symboles, il procède par évocations, osant d’improbables raccourcis et dévoilant des proximités qui se jouent du rapport au temps et à l’espace.

Le rêve porte une autre réalité.

Abattant les barrières, le véhicule du rêve est une transe qui nous délivre une révélation, faisant fi de l’accumulation des détails, il va à l’essence des représentations, dégageant l’idée de la gangue du réel, l’archétype sous les symboles, la voie directe qui transgresse le labyrinthe de la pensée complexe. Et dans une transe il n’y a plus de temps. Les époques et les lieux se télescopent, les histoires s’articulent selon une logique interne qui se rie de la logique. Un saut temporel nous fait passer de la chair des choses perçues à la chair des choses vécues, à la chair des représentations éparses. Rien n’est plus complexe que d’accepter ce paradoxe d’être à la fois ce fou qui vogue, dérive, coule et plane sur les routes de la nuit, et un cerveau, mécanique de raison dans sa pensée discursive. Par chance, ce robot est parfois dominé par ses émotions, cette porte basse ouverte sur l’imaginaire, le berceau de nos songes.

Comme le disait Marsile Ficin, le protégé des Medicis, créateur de l'Académie platonicienne, l’ambition de l’homme est d’égaler les dieux. Et dans nos rêves nous réalisons cet extravagant projet.

Dans un texte de 1934, deux autres philosophes, W. Heymans et Sacha Guitry, écrivent pour le livret de l'opérette Florestan 1er, Prince de Monaco :

« Amusez-vous, foutez-vous d'tout

La vie passera comme un rêve ».

La question reste posée : où donc passent les rêves ? Dans les sphères célestes de Marsile Ficin ou dans la carrière sombre de la nuit pour y tailler les pierres qui vont bâtir nos vies dans le monde de l’éveil? Dans les deux sans doute.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents